Grain de Sail : L’Avenir du Transport Écologique

Le transport maritime sans CO2 c’est possible ! Grain de Sail le prouve en transportant des marchandises sur des voiliers d’un côté à l’autre de l’Atlantique. En attendant de voir encore plus loin.

L’aventure commence en 2012 à Morlaix en Bretagne. Deux frères jumeaux experts en énergies renouvelables, ont l’idée de vendre du chocolat et du café de qualité, tout en limitant les émissions de CO2. Car les grands producteurs sont à des milliers de kilomètres de la France ! Grâce aux revenus engendrés par les ventes, ils espèrent financer la construction d’un voilier cargo et transporter des marchandises entre l’Europe et les Amériques. Ils ouvrent un atelier de torréfaction en 2013 et une chocolaterie 3 ans plus tard.

Les ventes sont au rendez vous ce qui leur permet de lancer la construction d’un premier voilier en 2018. La première traversée aura lieu en novembre 2020.

Un voilier Grain de Sail à New York. Source : graindesail.com

Le transport durable toujours en ligne de mire

Pour ne pas faire de traversée à vide vers le continent américain, les deux frères ont l’idée de transporter du vin bio français vendu à New York. Pour cela ils adaptent la cale pour contrôler l’hygrométrie et la température. En 2022, ils lancent la construction d’un deuxième voilier deux fois plus grand que le premier, qui prendra la mer pour New York le 15 mars 2024. Et en 2023 ils créent un commissionnaire de transport spécialisé dans la supply chain décarbonée. Permettant à d’autres entreprises de faire acheminer leurs marchandises en limitant le CO2.

Une traversée dure de 3 à 5 semaines et l’absence de carburant permet de réduire de 90 à 97 % les émissions de carbone.

Le troisième bateau prévu pour 2028, sera 4 fois plus long et pourra transporter 56 fois plus de marchandise que le premier navire !

Du premier au troisième bateau, une belle évolution en 6 ans !

Le plus grand bateau sera capable de transporter environ 200 conteneurs vingt pieds (6 mètres de long) et traversera l’Atlantique en 13 jours. Source : graindesail.com

La suite de l’aventure pour l’entreprise, sera de multiplier les bateaux, les destinations et les produits transportés pour que le transport vélique prenne de plus en plus la place des navires polluants.

Le transport maritime, un moyen de transport très polluant

Le transport maritime mondial consomme 13% de l’énergie des transports, et représente 3% des émissions de gaz à effet de serre actuellement et 17% en 2050 si la tendance actuelle se poursuit. Il émet des particules fines très polluantes ainsi que l’oxyde d’azote qui touchent les populations vivant à proximité des ports. Réduire la pollution est donc un enjeu majeur.

De nouvelles solutions pour réduire la consommation de carburant se développent comme les voiles rigides qui permettent d’économiser 20 à 40% de fuel. Des carburants alternatifs tels que les biocarburants non alimentaires ou l’hydrogène vert sont également à l’étude. Enfin, l’électrification des ports pourrait être accélérée pour limiter la pollution à quai. Car un bateau qui décharge sa marchandise consomme du carburant pour produire sa propre alimentation, continuant ainsi de polluer l’atmosphère et les populations alentours.

Laisser un commentaire